«...i've got a crush on a pretty pistol
Should I tell her that I feel this way ?
Father told us to be faithful
I got a crush on a pretty pistol
Should I tell her that I feel this way ?
I got love songs in my head
That are killing us away...»
Ici le rapport aux armes tend même à être plus fort que celui à Dieu ou god si vous voulez, selon Manson car : "She tells me I'm a pretty bullet an imitation christ" : les armes remplacent Dieu. Le dialogue métaphorique entre l'arme et sa balle durant toute la chanson est d'ailleurs très intéressant. "She says i'm a pretty bullet. I'll be a star someday", d'autant plus qu'on se demande comment un objet de destruction et de haine peut-être amoureux. Je pense que ça signifie que si cette balle tue quelqu'un, c'est là qu'elle deviendra effectivement une star : une bombe est une bombe ratée si elle n'explose pas, la même chose avec une balle de revolver si elle ne tue pas :). D'où encore une fois la mention de ce fameux cycle des gods, une star qui n'en élimine pas une autre n'a pas vraiment bien fait son bouleau. Manson parle toujours du thème Fuck the world, mais cette fois-ci d'une manière plus détournée en critiquant la sorte d'amour entre la violence, les hommes et leurs armes. Il ne critique pas la violence comme tel, car notre cher Révérend considère que cette dernière est encrée dans la nature humaine ; mais critique ce que nous en faisons, critique d'autant plus que nous nous le cachons. Cette violence que nous avons à l'intérieur de nous n'est pas utilisée de manière productive, mais d'une manière destructive qui n'apporte rien (comme la fusillade à Columbine), qui plus est, les médias et l'Amérique bien pensante, n'hésitent pas à nous montrer de la violence à la télé, mais pourtant ils restent toujours sous le couvert du politiquement correct et font les saintes nitouches en mettant un visage sur la haine des gens, en plaçant un martyr sur qui se défouler.
«...do you love your guns? (Yeah) God? (Yeah) The government? (Fuck yeah)
En gros dans cette superbe chanson, Manson tente de nous dire que toutes les choses que tout le monde aime contribuent en fait à notre perte, d'où ces paroles maintenant mythiques : "Do you love your guns, god, the government".
«...she tells me I'm a pretty bullet
Gonna be a star someday
Mother says that we should look away
She tells me I'm a pretty bullet
An imitation christ
I got love songs in my head
That are killing us away...»
"She tells me I m a pretty bullet" veut dire que le flingue est devenu notre égal, par notre faute, qu'il a pris autant d'importance dans notre vie (enfin dans celle des américains en tout cas) qu'un autre homme. Le père et la mère ("Mother says that we should look away") tentent hypocritement, symbolisant le système de nous détourner d'une violence qu'ils ont eux-mêmes créée. Mais où que nos yeux soient, nous allons tout détruire car, comme écrit plus haut a son revers de destruction, qui plus est, c'est cette même société qui nous appris cette forme de violence.
Cette mère joue alors le rôle de censure envers la violence. Le père que l'on pourrait assimiler à Dieu, nous demande de lui rester fidèle ("Father told us to be faithful"). Quant au titre "The Love Song", il est aussi en rapport avec la merde qu'on entend, voit et lit dans les médias de nos jours, et que l'on ne peut pas faire sortir de sa tête... Je suis sûr qu'en boîte vous avez déjà dansé sur Britney Spears, mais sans le savoir (trop bourré..?) : "I've got love songs in my head, killing us away". En somme cette chanson représente une autre réponse aux accusations formulées contre Manson à la suite de la tragédie de Columbine, n'oubliez pas que « Holy Wood... » est une déclaration de guère aux médias, mais plutôt que de taper dans le tas comme ces derniers ont fait avec Manson, il va nous montrer pourquoi c'est de la merde.